Un automate aux urgences  (Les nouvelles locales) posté le samedi 04 septembre 2010 11:50

 

Communiqué du comité de défense des urgences de l’hôpital de Pont l’Abbé


Le comité de défense s’inquiète : le directeur de l’hôpital a confirmé  qu’un automate remplace le personnel de laboratoire la nuit. Cet  automate est placé au niveau des urgences.


Quel personnel va utiliser cet automate ? Cela n’est pas de la  compétence du personnel soignant mais d’un technicien de laboratoire  ou d’un biologiste ( plusieurs années de formation).


Le comité de défense demande le maintien d’un personnel qualifié la  nuit pour tous les examens de laboratoire nécessaires.


Au moment de la mise en place d’un projet de coopération sanitaire sur  le Finistère Sud, au moment où des blocs opératoires sont menacés de  fermeture sur le territoire national, le comité de défense s’interroge  et entreprend, dans un premier temps, les démarches afin d’obtenir les  informations précises.

Le 1er septembre 2010

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Le Modem ? Simplement différent.  (Présentation) posté le dimanche 13 décembre 2009 21:25

Le Modem est un mouvement politique nouveau.

 

Le modem est un mouvement politique qui s'est constitué après les élections présidentielles de 2007, autour de François Bayrou. Regroupant des personnes qui veulent promouvoir une société où la liberté d'entreprendre est pleinement associée avec les valeurs de solidarité qui sont l'essence même de la démocratie française, le Modem se distingue nettement de la droite UMP où le profit individuel  est favorisé au détriment des intérêts collectifs, et de la gauche où la solidarité est mise en avant sans se soucier de l'origine de son financement. 

 

 

Le Modem veut remettre un ordre sain dans les priorités de l'action publique.

 

En affirmant clairement que le but de l'économie est de servir l'homme, nous posons le principe que, si l'entreprise doit être défendue parce qu'elle est l'institution qui permet aux Français de gagner leur vie, elle ne doit pas être le prétexte à tous les abus. Nous n'acceptons ni l'exploitation du salarié par un employeur abusif, ni les abus de position dominante commis par les grandes entreprises au détriment des petites, ni les avantages fiscaux accordés à quelques-uns au mépris des intérêts de tous.

 

En posant le principe de la solidarité, nous refusons les réductions systématiques des droits sociaux et la remise en cause de la notion même de service public sur le prétexte mensonger d'une meilleure rentabilité.

 

Nous sommes contre le recours permanent au déficit. Cette gestion à cours terme de l'état montre la paresse et l'égoïsme de nos dirigeants politiques qui préfèrent la facilité du report des factures actuelles sur les adultes de demain, nos enfants et nos petits-enfants qui sont encore à l'école primaire. Elle est particulièrement inacceptable lorsque  les déficits sont provoqués par des cadeaux fiscaux faits à quelques privilégiés, comme c'est le cas avec le bouclier fiscal en or massif offert par l'état Sarkozyste à l'élite financière.

 

 

Le dynamisme par la solidarité

 

Nous sommes pour une société dont le dynamisme a pour ressort la solidarité . Nous sommes pour une solidarité efficace parce qu'elle est financée par tous, y compris -et surtout- les citoyens les plus aisés. Nous sommes aussi pour l'entreprise parce qu'elle est un moyen de créer de la richesse pour l'entrepreneur, pour ses salariés et, via la redistribution, pour tout la nation. En fait, c'est le système social  à la française que nous défendons aujourd'hui et que contribuerons à restaurer demain, si les électeurs nous soutiennent dans cette ambition.

 

Ce blog est ouvert à tous et à toutes, quelques soient les opinions politiques.  Vous pouvez y contribuer en y laissant vos commentaires.

 

Jacques Tanguy

Contact : lemodembigouden@hotmail.fr

 

Bon surf!       

 

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Le pouvoir d’agir : une leçon à tirer de notre histoire.  (Réflexions et analyses) posté le vendredi 12 mars 2010 23:56

 

Pour que chaque citoyen ait sa part de la prospérité retrouvée.

 

En 1945, dans la France ruinée par six ans de conflit et de bombardements intenses, le Conseil National de la Résistance a voulu que ceux qui s’étaient battus pour la libération de la Nation aient aussi le droit à plus de justice économique et sociale. C’est pourquoi les décisions prises dans l’immédiate après guerre portent des valeurs de solidarité, d’aspiration à la liberté pour tous et de bien-être partagé. 

 

 

De grandes avancées.

 

On retient à juste titre de cette période l’acquisition du droit de vote par les femmes. Ce n’est qu’à ce moment que le suffrage est réellement devenu universel en France. Cette égalité entre les sexes n’a pas réglé toutes les exclusions mais reste une étape essentielle de la conquête de la parité.

 

C’est aussi à cette période qu’a été créé le régime général de la Sécurité Sociale, instituant une solidarité entre les jeunes, actifs, et les vieux, retraités, entre les bien-portants et les malades, entre la Nation et les familles qui préparent son avenir en élevant les enfants qui en sont les futurs contribuables, cotisants et électeurs. 

 

 

 

Un état d’esprit tourné vers l’avenir

 

A cette époque, la conquête de plus de droits se contestait peu. L’élan de la Résistance imprégnait les esprits et, pour une grande partie des employeurs, mieux valait cotiser un peu plus que risquer une frustration pouvant favoriser une radicalisation de la population. A l’époque, la peur du « bolchevisme » n’était pas feinte !

 

Qui veut une politique sociale audacieuse en exige les moyens. Par les nationalisations, l’état s’est donné la capacité d’agir directement sur la vie économique et a acquis le pouvoir de veiller à ce que les secteurs stratégiques de production restent entre les mains de la Nation.

 

La nationalisation des mines a, par la suite, été un facteur facilitant pour la constitution de la CECA[i], premier accord installant l’Europe dans la coopération au lieu de la rivalité belliqueuse, et première étape de la création de l’Union Européenne. 

 

 

 

Après le siège de Brest, il ne reste que des ruines du Pont National Une époque difficile

 

Tout n’était pas parfait à cette époque. Les usines étaient détruites, les ponts étaient coupés. Les locomotives manquaient, et les voies ferrées étaient endommagées. La marine marchande, ralliée de bonne heure à de Gaulle, était décimée par la guerre sous-marine. Et surtout, la France manquait de logements dans ses villes bombardées. Pourtant, malgré la décision de conserver l’empire colonial et les guerres qui en ont résulté, malgré les dures conditions du logement, malgré la pénurie alimentaire et le maintien des tickets de rationnement, une volonté de progrès menait le peuple et ses représentants.

 

 

La France de 2008 a-t-elle quelque chose à apprendre de celle de 1945 ?

 

En 2008, la France ne sort pas d’une guerre. Elle n’a pas la charge de milliers de blessés et de mutilés. Elle n’a pas à soutenir des centaines de veuves et d’orphelins. Ses villes sont intactes. Ses ponts, ses routes, ses ports, ses aéroports sont en bon état. Son réseau ferré permet la circulation de trains à grande vitesse. Ses zones industrielles ne sont pas des champs de ruine. Pourtant l’état se dit « en faillite ».

 

Pour alléger les charges sociales et fiscales, les gouvernement successifs ont, petit à petit, vendu l’immense patrimoine industriel public constitué pendant les années d’après guerre. La privatisation de plus de trois mille entreprises publiques n’a pour autant pas permis de réduire le problème de l’emploi. Cet afflux d’argent dans les caisses de l’état ne l’a même pas empêché d’accumuler une dette de plus en plus incontrôlable. Enfin, l’état s’est révélé incapable d’imaginer un financement plus solidaire des régimes sociaux, et il ne cherche désormais à rétablir leur équilibre que par la réduction des droits des citoyens.

 

Pourtant, peut-on dire que la France de 2008 est en plus mauvais état que celle de 1945 ? Comment ce qui était possible dans une France ruinée mais en quête de solidarité n’est-il plus possible dans une France qui a bénéficié de soixante trois ans de paix et d’une croissance économique continue pendant cette période ? Quand chacun de nous peut constater l’échec de trente ans de promotion de l’individualisme, il n’est pas irréaliste de croire que le renouveau des valeurs de solidarité est la base de la remise en chantier d’une France de progrès pour tous.

 

 

Jacques Tanguy

 


[i]La CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier a été créée par le traité du 18 avril 1951 par la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Ces états seront, plus tard, les six membres fondateurs de la Communauté Economique Européenne.

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Le cheval maigre  (Réflexions et analyses) posté le vendredi 18 janvier 2008 21:51

Cette histoire du cheval maigre est une manière différente d'aborder l'économie.

 

 

Le cheval de Mathurin est robuste.Dans un temps pas si lointain, Mathurin, un charretier voulant être à la mode, décida de s'offrir une bicyclette. Mais comme cet achat dépassait ses moyens, il s'avisa que son cheval, un magnifique cheval de trait breton, lui coûtait cher.  Ce diable d'animal mangeait chaque jour son poids de picotin !

 

 

Quelle dépense inutile !  Le rusé charretier calcula qu'en divisant par deux les rations, il économiserait en six mois le prix du vélo.

 

 

Ainsi fut-il  fait.

 

 

Deux mois plus tard, voyant que le cheval à la diète  rechignait à l'ouvrage, notre homme diminua encore le fourrage.  " Quel fainéant ce canasson ! Si tu ne travailles pas assez, mon ami, de repas, tu te passeras ! "

 

 Le cheval affamé n'a plus de force pour travailler

Ainsi de jour en jour, tandis que le cheval retrouvait son poids de poulain, le charretier arrondissait sa bourse.

 

 

Avant les six mois, l'économie fut suffisante. Laissant  pour une fois son cheval à l'écurie, Mathurin partit acheter le vélo. A son retour, la bicyclette à Le cheval n'a pas survécu à la privation de nourriture.la main, les genoux écorchés, et de mauvaise humeur car il était tombé dix fois en chemin, il trouva  le cheval mort devant sa mangeoire vide.

 

 

"C'est pas de chance quand même ! Perdre mon cheval juste au moment où il avait appris à ne plus manger !"

 

 

Jifanès

 

 

Petites explications

 

Dans cette histoire, le cheval représente la consommation et le picotin le revenu des ménages. La bourse représente un surprofit obtenu par l'entrepreneur, mais pas son revenu habituel.

 

 

C'est le  cheval qui permet au charretier de travailler. C'est la consommation qui permet à l'économie de tourner.

 

 

Or Mathurin prise progressivement son cheval de nourriture, en s'imaginant sans doute que cette méthode est durable. On peut penser qu'une fois le cheval mort, le charretier ne pourra plus travailler.

 

 

En économie, cest la même chose. On ne peut pas durablement restreindre la consommation en limitant les revenus salariaux netsou en la taxant (TVA sociale). Sinon, bien qu' on ne risque pas la mort de l'économie, on en affecte gravement le dynamisme.

 

 

La bicyclette ? Elle représente les achats faits, non pas grâce aux profits normaux de l'entreprise, mais grâce aux surprofits  (obtenus par un partage de la valeur ajoutée devenu inéquitable ). Elle sera insuffisante pour tirer la charettte de Mathurin.

 

 

Les revenus supplémentaires obtenus par les catégories sociales supérieures n'ont pas la même force d'entrainement économique que les revenus des catégories sociales moyennes et modestes.

 

PS. En breton, le "cheval maigre" désigne d'une façon humoristique la bicyclette.

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Injustice fiscale et échec social.  (Réflexions et analyses) posté le mercredi 24 décembre 2008 17:40

Chacun le sait : Nicolas Sarkozy a transformé le système fiscal français en outil à protéger les riches de l’imposition. Or, l' une des fonctions de l’impôt est de corriger l’inégalité de la répartition des revenus et des patrimoines. L’abandon de cet objectif est l’une des causes de l’approfondissement de la fracture sociale : des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus nombreux. De plus, l’abandon délibéré par l’état de l'imposition des contribuables les plus solvables est la cause principale du déficit des finances publiques, et la réelle raison de l’incapacité de la nation à financer les politiques sociales et les services publics indispensables.

Un état au service de l’élite

Car moins d'impôts, c'est moins d'Etat, plus de marché. Ces objectifs sont ceux de la droite néolibérale, sarkoziste aujourd’hui, et chiraquienne hier. La gauche socialiste a su s’y opposer en paroles mais y a hypocritement contribué quand elle était aux commandes. La baisse des recettes de l'Etat a conduit à la réduction des dépenses qu'elles finançaient : protection sociale (santé, famille, retraites, chômage), éducation et culture, équipements, publics, aménagement du territoire, environnement, sécurité. Les solutions apportées par la droite à cette pénurie sont le transfert des missions de solidarités aux communes, aux départements et au régions, l’ouverture au marché des services publics, le rationnement des budgets sociaux (notamment de la santé et de l’éducation), et l’augmentation simultanée des cotisations et des « franchises ». La grande majorité des citoyens contribuables n'a rien à gagner à cette évolution.

Aujourd’hui, à force de baisses des taux d’imposition, de suppressions de tranches d’imposition, d’exonérations diverses et variées, de niches fiscales et de boucliers fiscaux, certains contribuables des catégories supérieures arrivent même à toucher un chèque du Trésor au lieu de lui en adresser un ! Aujourd’hui aussi, mais à force de régressions sociales, de précarisation, et de compensations trompeuses, les catégories défavorisées ont cessé d’être imposées sur le revenu. Excluant les extrêmes, l’impôt sur le revenu concerne désormais surtout les catégories médianes. On est loin de l’idéal républicain, surtout quand on constate que les catégories les plus aisées sont particulièrement demandeuses d’ordre républicain pour protéger leur patrimoine contre toute atteinte (comme Christian Clavier), contre la contrefaçon ou la concurrence déloyale, que ce soit à l’intérieur des frontières ou à l’extérieur, comme en témoigne l’affaire du Ponant.

Les exclus sont aussi imposés

Pourtant, il est faux de dire que 50% des Français ne paient pas d’impôts. Même les ménages les plus modestes paient les impôts locaux, la RCS, la RDS. Ils sont assujettis aux cotisations sociales et paient leur taxe d’habitation. Même en vivant sous les ponts et dans des cartons, un exclu n’est pas oublié : s’il ne paie pas d’impôt sur les produits pétroliers, faute de voiture, il paie quand même la TVA chaque fois qu’il a les moyens de s’acheter quelque chose. Or dans le projet de loi de finances 2007, la TVA représentait 133,5 milliards d’euros, soit 49,9% des recettes fiscales nettes de l’État, contre 21% pour l’impôt sur le revenu.

La justice fiscale est la clé de la justice sociale

Ce n'est pas de baisse des prélèvements qu'ont besoin les Français, mais de justice fiscale. Cette volonté de modifier la répartition des charges doit s’enraciner dans le projet de gouvernement que le Modem proposera aux Français. La défense des intérêts collectifs (Santé, éducation, retraites, écologie, etc.) passe par leur financement et cela n’est possible qu’avec un retour à une fiscalité juste et transparente.

L’impôt sur le revenu personnalisé et progressif est celui qui répond le mieux à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui énonce que chacun doit contribuer en fonction de ses capacités.

Le clientélisme sarkozien doit être balayé au profit d'un impôt sur le revenu progressivement étendu à tous les revenus quelles qu'en soient l'origine et la nature, sans exonérations, abattements ni déduction. Ainsi généralisé et donc mieux réparti, l’impôt pourrait se satisfaire de taux modérés, tout en permettant desserrer les taux de TVA, une vieille demande de nombreux entrepreneurs, conscients que taxer les ventes et les prestations de services, c’est aussi taxer l’emploi.

JT

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