Nicolas Sarkozy demande que l'expression des leaders syndicaux soit compté par le CSA dans le temps de parole de Hollande
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Après avoir aligné les syndicats à de multiples reprises pendant sa carrière politique, pendant sa présidence et la campagne pour sa réélection, Nicolas Sarkozy craint que sa dernière provocation, l'appel à manifester le premier mai pour le "vrai travail" permette aux syndicats de mobiliser massivement pour leurs défilés. Il s'inquiète que le vent qu'il a semé se transforme en tempête médiatique contre sa réélection.
Nicolas Sarkozy découvre l'amertume de ceux qui glissent sur une mauvaise pente.
Il était Président, capable de mobiliser huit chaines de TV pour diffuser sa Sainte Parole.
Il est devenu Président-Candidat partageant les unes des journaux à égalité avec son compère Hollande et en en privant les huit autres participants à la course présidentielle.
Avec la campagne officielle, il est devenu un candidat ordinaire, privé de privilèges en temps de paroles vaines.
Demain, il ne sera plus rien. Ni Président, ni candidat. Alors, aujourd'hui, il essaie encore, pitoyablement, de faire taire les syndicats après avoir tenté de leur voler le 1er mai. Il a semé la division, il récolte l'union contre tout ce qu'il représente.
Jacques Tanguy


















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