Marie Anne Kraft, auteure de
“La révolution humaniste” Ed. Salvator, a participé le
27 janvier à l'émission "la voix est libre" sur radio Notre Dame :
"De quel humanisme parlons nous ?" (A partir de la 5ème minute ...
http://www.radionotredame.net/emission/lavoixestlibre/2012-01-27)
J'ai apprécié le lien fait par Marie
Anne Kraft entre les modèles capitaliste, socialiste, humaniste et
notre devise « liberté, égalité, fraternité ». Le
capitalisme, qui privilégie la liberté en mettant l'argent au
dessus de toute valeur, montre actuellement ses limites en générant
des inégalités croissantes et une exclusion sociale indigne de
notre humanité. Le socialisme, quant à lui, privilégie l'égalité,
mais en soumettant l'individu à un état omnipotent et autoritaire,
ce qui réduit l'être humain à un statut de sujet et en bride la
créativité et le dynamisme. L'humanisme vise à rééquilibrer les
trois piliers de la République, « liberté, égalité
fraternité » en redonnant toute sa force à l'esprit de
solidarité, la fraternité, cette valeur chrétienne qui imprégnait
les sans-culottes même quand ils rejetaient la foi. Cela passe par
le droit d'entreprendre, mais avec un état qui protège clients,
fournisseurs ou salariés des abus que la force économique permet
d'exercer. Cela passe aussi par le droit de créer, d'entreprendre
et de retirer quelque chose de ses efforts, mais avec l'obligation
de contribuer davantage aux dépenses publiques puisque la réussite
d'un individu est aussi celle la nation qui lui a permis de
bénéficier de soins dès sa naissance, d'aller à l'école, et de
profiter des infrastructures et de la sécurité nécessaires à toute
activité économique. La solidarité place l'Homme au cœur des
préoccupations économiques. C'est pour lui qu'on produit ; c'est
lui qu'on instruit ; c'est lui qu'on protège et qu'on soigne ;
c'est autour de lui que se crée la société. C'est pour cela qu'il
nous faut des routes des ponts et des ports ; c'est pour cela qu'il
nous faut des écoles, des hôpitaux et des gendarmeries ; c'est pour
cela qu'il faut des lieux de vie et de rencontre. C'est pour cela
qu'il faut construire tous ces biens destinés au bien de tous ; et
c'est pour cela que nous acceptons, sans voler la part du pauvre,
de rendre à César ce qui appartient à César.
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/221132082/la-solidarite-se-perd
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/221132380/la-solidarite-ne-nuit-pas-lefficacite-economiqu
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